La flexibilité au travail, c’est «in»!

January, 24, 2014 by Brooke McLaughlin author workhoppers
Joanie Robert

Joanie Robert


Au courant de sa vie professionnelle, le travailleur moyen changera entre 3 et 7 fois de carrière ; c’est sans compter le nombre de fois où il changera d’emploi dans le cadre d’une même carrière. Est-ce dû à une tendance générationnelle, où les «jeunes» travailleurs valorisent les nouvelles opportunités et la variété (flexibilité au travail), ou est-ce plutôt le résultat des besoins organisationnels qui changent suite à la mondialisation? En fait, est-ce que ces deux choix sont aussi opposés qu’on pourrait le penser à première vue?

En ce moment, une recherche Google avec les termes «flexibility» et «gen» («flexibilité» et «génération») donne accès à plus de six millions de résultats. Curieusement, les générations identifiées comme «désirant plus de flexibilité au travail» sont des membres de la génération X (nés entre 1960 et la fin des années 1980), aux Y (nés entre la fin des années 80 et le début des années 2000) et certains poussent même jusqu’à inclure les plus âgés des Millénaires (nés après 2000). On peut dire que c’est soit un trait générationnel gigantesque (!), ou bien plutôt qu’il s’agit d’un phénomène si large que l’on ne peut pas le qualifier de trait générationnel. Mais en fait, qu’est-ce que veut vraiment dire flexibilité au travail?

Pour certains, c’est la liberté de quitter plus tôt le travail pour assister à la partie de soccer de fiston à 16h00. Pour d’autres, ça peut être le pouvoir de passer d’un emploi à l’autre au fil des ans – dans la même compagnie ou non – simplement pour continuer à se développer ou simplement fuir l’ennui. Pour un autre groupe, ça peut vouloir dire travailler à temps partiel pour essayer plusieurs options de carrière avant de se décider, ou pour arrondir les fins de mois en attendant que leur propre entreprise prenne de l’expansion.

Quoi qu’il en soit, les employeurs ont généralement su reconnaitre la tendance et y réagir en créant leurs propres programmes : horaire flexible, formation par assignation temporaire, télétravail… C’est toute une rupture de la tradition établie depuis la révolution industrielle, mais ça n’est pas sans avantages pour les entreprises. En effet, avec la mondialisation vient une exigence de flexibilité et d’adaptabilité pour survivre aux fluctuations des marchés globaux.

Pour eux, flexibilité au travail est synonyme de deux choses : la capacité des employés de s’adapter rapidement aux changements, et la possibilité d’adapter leur main d’œuvre en engageant ou libérant des employés selon la demande des marchés. Pour eux, avoir des employés à temps partiel ou temporaires leur permet de répondre à une hausse de la demande sans avoir à se questionner sur quoi faire avec un employé permanent à temps plein une fois la demande revenue à un niveau plus bas. Le télétravail libère des espaces de bureau pour lesquels ils n’auront pas à payer de mobilier, de chauffage ou simplement de loyer. Les horaires de travail flexibles apparaissent comme une manière peu coûteuse de retenir leurs meilleurs employés (fait amusant, 37% des travailleurs de la génération Y seraient prêts à accepter une baisse de salaire si cela leur accordait plus de flexibilité au travail). Ça semble une belle occasion à ne pas laisser filer!

Une sorte de négociation inconsciente s’est opérée dans les vingt dernières années. Les employeurs ont graduellement délaissé l’ancien mode de fonctionnement basé sur la loyauté et la sécurité, au profit de la flexibilité et de l’«agilité». Parallèlement, les employés ont su trouver des alternatives au travail à vie pour un seul employeur. Ils ont graduellement octroyé plus de valeur à la famille, aux loisirs ou à l’entreprenariat. Plusieurs ont constaté la nécessité d’apprendre sans arrêt, capacité essentielle pour se trouver rapidement un emploi même lorsque les offres se font rares.

Nous sommes dans une ère axée sur le «Moi». Les employés, autant que les employeurs, se concentrent d’abord et avant tout sur leurs besoins et leurs objectifs. Quelque part dans ce chaos organisé, un terrain d’entente semble avoir été atteint en ce qui concerne la flexibilité. Ce n’est peut-être pas toujours parfait, mais cette réalité est là pour rester.

Besoin d’un coup de pouce pour trouver le «flexible» en vous? Visitez www.workhoppers.com pour trouver des opportunités flexibles.

 

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Remerciements

L’auteure aimerait souligner l’apport des organismes suivants, dont les articles, textes et documentation ont inspiré le contenu de cet article : Deloitte&Touche, PWC Global Press Room, Time Magazine – Business & Money, HRMagazine.co.uk, About.Com>Human Resources, Monster.com et l’Université de Kent.

Joanie Robert est Conseillère en Ressources Humaines Agréée (CRHA) depuis 2011. Formée en service social et en relations industrielles, elle a travaillé au sein d’organisations variées tant larges que petites, syndiquées ou non. Elle étudie présentement à la maitrise en relations industrielles à l’Université Laval et travaille à temps plein à titre de conseillère en ressources humaines dans le domaine de l’éducation

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